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Retraite d'automne au Texas, 2013

Stage sur la Pleine Conscience : à la rencontre de ma vérité

Par Elisabeth Saetia, Mulhouse, novembre 2013

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Le mois dernier,  J’ai participé au stage de la pleine conscience organisé par Peter Ralston au Texas.

Il y a 2 périodes de formation d’un mois par an, une au printemps, une en automne.  Celle ci consistait en une semaine de travail martial (l’art de la puissance sans effort), une semaine d’ENB (expérience de la nature de l’être),  une semaine de CTC (entraînement de la conscience) et une semaine de CI (contemplation intensive).   

Suite à un manque de temps, je me suis rendue au stage seulement à partir de la 3ème semaine. J’ai fait le stage d’ENB l’an dernier et possède aussi des cours d’ENB en DVD (26 DVD  / 36 heures en tout) avec lesquels je travaille depuis janvier. Le stage d’ENB était très intense. Il y a beaucoup d’information à assimiler et je me suis sentie un peu  perdue au début. Mais cela n’a pas de conséquence car j’ai compris l’essentiel. Les DVDs m’ont permis de travailler à mon rythme car les sujets traités sont très complexes (tout ce qui nous sert à faire vivre nos identités et nos concepts).  

Les sujets du stage de CTC sont beaucoup moins nombreux mais plus approfondis. On a travaillé sur les relations, les émotions, les jugements…. Et sur nos expériences. L’enseignement de Peter est unique. Il  ne nous donne pas de réponse directe. Il commence par nous donner éléments de résolution et puis à l’aide d’exercices, nous invite à faire l’expérience nous même. Ce n’est pas la méthode la plus facile à enseigner car l’être humain veut toujours qu’on lui donne une réponse tout de suite. Il faut donc avoir beaucoup de patience, d’amour pour la vérité et de maitrise de soi. 

C’est exactement ce que nous avons essayé de faire pendant le stage de CI. Nous avons passé 24 heures par jour (6 jours d’affilés) à observer tout ce qui se passe au moment présent. Notre consigne était de ne pas prendre en compte tout ce qui n’est pas dans l’instant présent. Il faut constamment faire des tris et abandonner les pensées relatives au passé et futur dès qu’on en prend conscience. Evidement, ce n’est pas une tâche facile de rester dans le présent à chaque seconde (86 400s par jour !) mais on fait de notre mieux. En fonction de chacun, Il y a plus ou moins de résistance. En général, si on suit la technique avec tous nos moyens, on peut sentir la différence au bout du 3ème jour. Rien au monde ne vaut ce qui se passe après !

J’ai été très motivée dès le début. J’ai donné tout de suite le meilleur de moi et j’ai travaillé dur la partie contemplation. J’adore la CI car c’est le moment où on nous demande de se poser « LA QUESTION » 24/24h et de ne pas penser au monde extérieur. Cette obligation fait disparaitre la culpabilité de ne pas s’occuper des autres. J’ai remarqué qu’au début je résistais beaucoup et j’étais souvent distraite par des pensées « parasites » et j’ai du me répéter « LA QUESTION » très souvent pour recentrer mon attention car il faut vraiment vouloir trouver la réponse pour que la question ai un sens. Comme j’étais très claire dans mon esprit et mon questionnement cela m’a rapidement permis d’intégrer « LA QUESTION » et j’ai pu travailler l’ouverture d’esprit (le non-savoir). 

J’ai eu une vraie expérience du non-savoir. En marchant, lors d’une contemplation, j’ai entendu un bruit qui a duré quelques minutes. Dès que ma pensée a voulu répondre à cette question, « quel est ce bruit ? », j’ai bloqué la réponse et suis restée dans l’expérience de la perception de ce bruit dont je ne connais pas l’origine. J’ai pu garder ce non savoir pendant tout le temps où je n’ai pas identifié le bruit. Dès que j’ai répondu à cette question, l’expérience a disparu. Rester dans le non savoir nous permet de rester dans l’expérience présente.

Durant les CCE qui sont des moments d’échange à sens unique avec un partenaire qui ne peut qu’écouter (aucunes réponses, jugements ou réactions ne sont autorisés), j’ai senti la force de la vérité (ma vérité à moi). Comme on essaye de trier ce qui nous passe par la tête qui n’est pas le présent, tout ce qui reste, on doit le communiquer à son partenaire. Quand les mots sortaient de ma bouche, j’arrivais à savoir s’ils venaient du fond de mon cœur ou si je les avais fabriqués. Dès que je voulais censurer une pensée, une émotion ou bien exagérer une expérience, il y avait des tensions dans différentes parties de mon corps. Mon corps me guidait vers ma vérité !

Au bout de 6 jours, qui sont passés trop vite d’ailleurs… j’ai eu l’impression d’avoir fait le grand nettoyage de printemps dans ma tête et j’étais en SUPER forme. 

Voilà, c’est mon expérience. Maintenant, à vous de faire la vôtre.

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Transcender le Soi :communication finale d'une participante

Par Anne Cariou, St Auvent, novembre 2013

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Ce qu'a été la formation pour moi

j'ai suivi cette année la formation Transcender le Soi : il a été question pour moi de décider de et d'apprendre à devenir adulte.

Il a été question de devenir plus précise et plus concrète sur la découverte de mon soi, de mes habitudes de survie ; et de devenir plus compétente pour trouver la trace des croyances fondamentales qui soutendent mes difficultés.

Il a été question de prendre l'habitude d'être plus consciente dans les situations au lieu d'être toujours en réaction.

Il a été question, avec lenteur et tout naturellement, d'abandonner une partie de moi qui était auparavant toujours engagée, et d'installer à la place plus d'honnêteté dans les situations.

Il a été question de devenir capable de choisir ce que je veux choisir et de communiquer ce qui me semble honnête de communiquer, sans attendre un bon retour, sans avoir peur de ne pas plaire, sans vouloir arranger les choses.

Il a été question de commencer à aimer ce qui est vrai et de perdre de l'intérêt pour ce qui ne l'est pas. Il a été question d'accepter de devenir moins interessante pour les autres mais plus pour moi.

Dans ce cours, j'ai rencontré la frustration de ne pas être claire maintenant, et celle de batailler toute seule contre moi-même.

Ce que j'ai vécu avec le cours pendant cette année

Les commencements ont été confrontants et difficiles avec moi-même : me voir prise par mes habitudes de survie en face des autres et dans les situations - et spéciallement avec ma famille et mes enfants qui avalent jour après jour mon "être en réaction" - ce fut dur à supporter. J'ai adoré travailler sur les croyances et je me suis sentie bien plus légère et plus libre en faisant la distinction entre expérience et croyance.

Arrivée à la leçon 25 sur le Mythe de Lucifer, je me suis posée dix mille questions puis j'ai finallement eu une révélation. Je crois que c'est à ce moment que j'ai commencé à me séparer de moi et à entrer en contact avec mon sentiment d'incapacité. Je me suis sentie heureuse là où je ne m'y sentais pas habituellement. Mais je ne suis toujours pas très sure d'avoir compris ce qui est à "servir au paradi".

Travailler sur la formation jour après jour m'a poussée à participer au stage de Contemplation Intensive de janvier. J'étais curieuse d'en savoir plus sur tout ça et aussi de savoir qui sont les gens qui enseignent le Cheng Hsin et quelles sont leurs méthodes. J'ai été impressionnée.

Un jour, j'ai eu un moment de clarté alors que j'étais assise en haut d'une falaise. Je devais attendre mon fils pendant ses trois heures à l'école de voile, alors j'avais apporté mes exercices. J'ai fait l'expérience de ne pas être, et j'ai eu une expérience de clarté sur ce que "être" est.

Après avoir assisté aux enseignements de Peter Ralston au stage de Hollande en Juillet, je me suis sentie découragée. Je voyais bien que je tournais en rond avec moi-même, détenant ces nouvelles "choses" de la même façon que les vieilles et que je n'y arriverais pas toute seule. Mais j'ai eu un déclic : un soir, Peter a raconté comment un jour il avait décidé d'être heureux sans savoir pourquoi au lieu de ne pas être heureux parce qu'il avait des raisons de l'être. Ca m'a renvoyée à pourquoi j'avais décidé de ne pas être heureuse et le matin suivant, j'ai décidé que je serais heureuse même si je ne savais pas pourquoi. J'ai passé de superbes vacances aux Pays Bas puis en France et j'ai senti de la fraîcheur à nouveau dans ma vie. J'ai laissé  de côté les cours de la formation en même temps : je me sentais frustrée et j'avais besoin de souffler. Je ne les ai repris que plus tard.

Pourtant, pendant ce temps, quelque chose m'avait naturelllement rendue plus vulnérable tout en intégrant en même temps la pratique de la "complétude". Un jour, j'étais dans ma famille à parler autour de la table avec ma mère, mon frère et ma soeur. Mon frère exposait ses difficultés dans la vie, ses espoirs et son nouvel engagement dans une secte spirituelle et je me sentais totalement libre de toute réaction face à ce qu'il exprimait. Je le trouvais beau et vulnérable, je pouvais l'écouter avec une réelle attention et je me demandais sincèrement pourquoi il avait besoin de se créer toutes ces difficultés. Rien à ajouter, pas d'expérience à partager, pas de conseil à donner, rien ne me vint à l'esprit, et cela est si attendu dans ma famille que je me suis sentie comme devant une page blanche lorsque, après que chacun ai dit quelque chose, mon frère se retourna vers moi en attendant quelque chose. Je n'avais rien à donner et j'ai à ce moment compris combien ceci était inacceptable dans ma propre culture.

Aujourd'hui je me sens comme à l'entrée d'un endroit dont j'ai vraiment envie de devenir consciente.

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